ALIAS, une nouvelle collection sous inspiration nipponne

ALIAS, une nouvelle collection sous inspiration nipponne

Alias présente sa nouvelle collection de mobilier pour l’année 2018, fruit de leur collaboration avec des designers renommés du monde entier. Au programme cette année, deux collaborations nipponnes : Nendo dévoile une vision très personnelle d’un mobilier multifonction, quand Sou Fujimoto propose une conception pratique de l’espace. 

Alias, un design « made in Italy »

Meubles Flow Bowl, Alias
Meubles Flow Bowl, design studio Nendo, Alias

 

La marque Alias est née en Italie en 1979. Elle s’est rapidement faite connaître, sa chaise Spaghetti créée par Giandomenico Belotti entrant dans la collection du Museum of Modern Art (MoMA) de New-York cette même année. En 2008, elle inaugure son premier flagship store à Milan où elle présente l’ensemble de la gamme de l’entreprise et de sa recherche conceptuelle. Spécialisée à l’origine dans les chaises, l’entreprise a élargi son catalogue au fil des années et propose aujourd’hui un large panel de meubles pour la maison et l’espace de travail. La question environnementale tient aussi une place importante au sein de la marque qui travaille à minimiser son empreinte écologique. Ainsi, ils ont réalisé pour certains produits des emballages en mater-bi , plastique biosourcé, biodégradable et compostable.

Dans la nouvelle collection, deux objets ont particulièrement retenu notre attention, le Bookchair dessiné par Sou Fujimoto et le Flow Bowl du studio Nendo.

Le Bookchair, un meuble hybride

Bibliothèque Bookchair, design Sou Fujimoto, Alias
Bibliothèque Bookchair, design Sou Fujimoto, Alias

 

Parmi les nouveautés proposées par Alias cette année, nous avons été particulièrement intéressés par la Bookchair. Il s’agit d’une bibliothèque créée par le designer d’architecture japonais de renommée internationale Sou Fujimoto. Meuble conçu pour la maison, il se distingue par son caractère hybride, fruit d’un travail sur la relation entre le lecteur et le livre. On y range naturellement  ses ouvrages mais aussi en extraire une chaise afin de s’adonner à la lecture. C’est un objet dans l’objet qui transforme à tout moment cet espace de rangement en espace de lecture. Le designer cherche à abolir la limite entre ces deux types d’espace à travers ce meuble situé à la confluence de deux fonctions.

C’est un objet à l’esthétique minimaliste qui présente des lignes épurées avec des étagères formées par un simple quadrillage de panneaux en fibres de bois laqués. Ce caractère sobre est renforcé par le blanc du meuble, seule couleur disponible pour ce modèle. La chaise intégrée offre un contraste intéressant en opposant à cet aspect très géométrique ses lignes sinueuses, « dissonance » bienvenue qui retient le regard.

Le Flow Bowl, entre table et meuble de rangement

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Table basse Flow Bowl, design studio Nendo, Alias

 

Là encore, Alias a voulu travailler sur l’idée d’hybridité du mobilier. Il s’agit d’une série de tables basses et de compléments d’ameublement crées par le célèbre studio Nendo. Les tables sont naturellement composées d’un plateau mais celui-ci se fond avec un espace de rangement en-dessous qui prend la forme d’un bac. On retrouve donc à nouveau cette idée d’un meuble à la fonction double. À l’instar du Bookchair, un contraste esthétique est également recherché ici par le designer qui oppose à la structure géométrique de la table la forme arrondie du rangement intégré. Différents modèles aux formes et dimensions variées sont disponibles : table basse, console… Ils sont proposés en différentes couleurs avec du blanc, gris et gris graphite.

Ces deux meubles de la nouvelle collection paraissent donc travaillés par la notion de double et de dualité : caractère double de la fonction du mobilier et contraste opposant des lignes géométriques, droites et des formes arrondies, plus douces au sein du même produit.

 

David Kabla

 

 

 

Concours Cinna :  découvrez les lauréats 2018

Concours Cinna : découvrez les lauréats 2018

Le concours Révélateur de Talents invite des créateurs émergents à présenter un projet design, dans l’objectif de le voir éditer par  Cinna. Voici les lauréats de cette  11 e édition.

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Canapé-Lit Shell – Léo Dubreil & Baptiste Pilato

Le concours Révélateur de Talents Cinna, un tremplin pour les jeunes designers

En 2018, Cinna réitère son concours Révélateur de Talents destiné aux jeunes créateurs français ou étrangers de moins de 30 ans. Etudiants ou jeunes professionnels, ces designers émergeants espèrent faire partie des 6 Lauréats et voir leur projet prendre vie parmi les collections Cinna. Lancé en 2006, ce challenge a déjà révélé de nombreux jeunes designers qui font partie aujourd’hui des « incontournables ». Pour cette 11e édition, les candidats ont planché sur une utilisation avant-gardiste et créative d’une sélection de matériaux : bois massif, métal, mousse, textiles… L’enjeu était pour les designers de s’ancrer dans l’évolution de nos modes de vie. Nomadisme, dématérialisation des produits, et quotidien connecté ont donc orienté les différents projets. Véritable tremplin pour leur future carrière, ce concours s’inscrit pleinement dans le créneau de la marque Cinna, qui prône modernité et avant-gardisme depuis ces débuts. Un ensemble de jurés composé de la direction de Cinna, de designers, et de journalistes, ont élu leurs 4 coups de cœur. Le grand public a également eu la possibilité de participer au vote, en élisant leurs 2 projets favoris.

Les 6 Lauréats du concours Révélateur de Talents Cinna

Pour cette 11e édition, les candidats ont été invité à travailler sur l’une des deux catégories au choix : canapé-lit ou accessoires de décoration, avec toujours le bois massif.

1er prix du Jury (catégorie canapé-lit)

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Canapé-Lit Shell – Léo Dubreil & Baptiste Pilato

Le canapé-lit Shell de Léo Dubreil et Baptiste Pilato se déploie aisément et offre un espace aussi confortable en canapé qu’en position lit. Ses finitions soignées et son apparente légèreté présentent un cocon réconfortant, tel un îlot apaisant pour un trêve du quotidien.

2e prix du Jury

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Canapé-Lit Gustave – Hugo Hagenbach, Gaston Lobet & Arthur Daragon
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Canapé-Lit Gustave – Hugo Hagenbach, Gaston Lobet & Arthur Daragon

Gustave est un canapé au dossier basculant, qui se transforme habilement en un lit deux places. Reliés entre eux par un pivot, les châssis sont maintenus en position perpendiculaire grâce à deux forte sangles.

1er prix du Jury (catégorie accessoire)

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Vase et Vide-Poches Tasso – Mathieu Delacroix
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Vase et Vide-Poches Tasso – Mathieu Delacroix

Tasso est une collection d’accessoires revisitant l’usage du bois. Composée d’un vase de sol ainsi que d’un vide-poche, la gamme est constituée de bois massif façonné.

2e prix du Jury

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Lampe Balade Intérieure – Quentin Biry & Ombeline Jaulin

Certains designers ont abordé les luminaires. L’idée est venue de la baladeuse qu’utilisaient les garagistes pour débusquer les petites pièces égarées dans des coins sombres. Aux formes pures et simple, la baladeuse LED est sans fil et rechargeable sur secteur. Elle peut prendre sa place n’importe où dans l’habitat.

Les prix du grand public

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Canapé-Lit Shell – Léo Dubreil & Baptiste Pilato

Enfin une unanimité entre le jury et le public ! Le canapé-lit Shell se démarque de tous les côtés en remportant deux premiers prix. Son confort et son esthétique n’est donc plus à prouver.

 

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Lampe Vulcain – Jean-Baptiste Vigneron

Avec son inspiration volcanique, la lampe Vulcain transpose la fascination de l’Homme pour le feu. En fixant son corps en frêne massif carbonisé, on pense à des arbres brûlés par le passage d’une coulée volcanique. Cet accessoire instaure une ambiance propice à la relaxation, ajustable au watt près.

Emmanuelle Jung

5 beaux livres qui vous tiendront chaud en ce « grand froid »

5 beaux livres qui vous tiendront chaud en ce « grand froid »

L’heure est venue d’enfiler nos gros pulls et de se blottir au coin du feu, abrités sous un plaid douillet. En ce grand froid qui perdure, on savoure une tasse de thé bien au chaud, et surtout on s’évade avec un beau livre. Notre sélection qui vous réchauffera à coup sûr !

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Nos coups de cœur du moment

Beauté du noir

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Noir | Architecture |Monochrome, éd. Phaidon, 39, 95 €
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Black Desert, Yucca Valley, California, USA, 2014, Oller & Pejic. Picture credit: Oller & Pejic Architecture/Marc Angeles (page 42)
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House at Camusdarach Sands, Stormness, Scotland, UK, 2013, Raw Architecture. Picture credit: Raw Architecture Workshop (page 20-21)
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Faber Headquarters, Udine, Italy, 2013, GEZA Gri e Zucchi Architetti Associati. Picture credit: GEZA Gri e Zucchi Architetti Associati/Massimo Crivellari (page 31)

L’impact du noir dans l’architecture à travers 150 réalisations d’exception. Voilà ce que nous dévoile cet ouvrage édité par les éditions Phaidon. Des résidences privées aux espaces publiques, en passant par les gratte-ciels, les chapelles et les studios d’artistes…c’est un tout nouveau regard sur la beauté et l’impact de la couleur noire qui est dévoilé dans ce beau livre. Les quelque 150 projets d’architectes de renom retracent les 1 000 dernières années et nous invitent à apprécier le monde qui nous entoure avec pour unique critère : l’esthétique en noir. Concentrer l’architecture autour du noir, c’est un angle plus qu’original qui est adopté au sein de ce livre. En échos, des citations d’artistes et philosophes viennent ouvrir chaque partie et inscrivent le propos dans une vision bien plus large . « Noir | Architecture |Monochrome », éd. Phaidon, 39, 95 €

Train hors normes

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Orient Express, de l’histoire à la légende, Guillaume Picon, éd. Albin Michel, 49 €

Surnomé « le roi des trains, le train des rois », le mythique Orient Express est le premier train à relier Paris à Constantinople. Depuis le 4 octobre 1883, il est entré dans la légende en révolutionnant le transport. Tapisseries, salons, ambiance feutré… l’Orient Express, c’est d’abord un raffinement et un luxe inégalé. Un style mêlant Art déco et Art nouveau. Dans son livre, Guillaume Picon nous dévoile tout de ce fourgon d’exception : son confort sans pareil, sa technologie et ses innovations au service du voyageur, ses ateliers et magasins sans oublier son histoire. Prenez place dans ce train résolument art déco ! « Orient Express, de l’histoire à la légende », Guillaume Picon, éd. Albin Michel, 49 €

Artisans à l’honneur

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Le tour de France des métiers d’art, Sandrine Roudeix, éd. La Martinière, 35 €, en librairie le 28 mars 2018

Ferronnier métalier, souffleur de verre, plumassier ou mosaïste, une panoplie de professionnels des métiers d’art est célébrée à travers ce beau livre. C’est avec entrain que ces créateurs partagent leurs ateliers installés aux quatre coins de la France à travers ces pages. Les secrets de leur succès ? Leur amour de la matière, leur passion pour la création et aussi l’exigence de leur discipline. À travers plus de 300 photographies inédites, Sandrine Roudeix nous dresse un tour d’horizon des métiers d’art du XXIe siècle. « Le Tour de France des métiers d’art », Sandrine Roudeix, éd. La Martinière, 35 €, en librairie le 28 mars 2018

Bibliothèques futuristes

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« Bibliothèques insolites », Alex Johnson, éd. Jonglez.
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Bibliothèques insolites, Alex Johnson, éd. Jonglez.
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La Library Resort, Bibliothèque insolite, éd. Jonglez
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« Bibliothèques insolites », Alex Johnson, éd. Jonglez.
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Bibliothèques insolites, Alex Johnson, éd. Jonglez.

Des gares, des hôtels, des structures éphémères, mais aussi des bateaux, des chameaux, des cabines téléphoniques, des bars ou des jardins…Bienvenue dans l’univers d’Alex Johnson, fils de bibliothécaires, où les livres dominent dans n’importe quel contexte. A travers cet ouvrage surprenant, cet auteur, aussi journaliste pour The Independent, nous dévoile ses bibliothèques favorites, toutes inattendues et plus insolites les unes que les autres. « Bibliothèques insolites », Alex Johnson, éd. Jonglez.

Créations sans frontières

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Pucci de Rossi, Jean-Louis Gaillemin, éd. Norma, 50 €

Designer inclassable, Pucci de Rossi (1947-2013) a été un pilier du paysage artistique européen des années 80. Formé auprès du sculpteur américain H.B Walker, Pucci de Rossi, réalise ses premières pièces en assemblant du mobilier en bois récupéré pour concevoir des formes atypiques et instables. « Mon métier était un jeu pour moi, raconte-t-il, je découpais, je faisais, j’inventais ». Ses première créations, ancrées de poésie et d’humour, renvoient au minimalisme de l’Arte Povera ainsi qu’au néobaroque du studio Memphis. Bijoux, mobilier, sculpture, peinture…l’univers de Pucci ne connaît pas de frontières, hormis celles de sa propre imagination. A travers ce beau livre, Jean-Louis Gaillemin, fondateur de Beaux Arts Magazine et L’Objet d’art, lui rend hommage. « Pucci de Rossi », Jean-Louis Gaillemin, éd. Norma, 50 €

Un rendez-vous livre à ne pas manquer

Le Salon du Livre

16 – 19 mars 2018

Porte de Versailles

Paris

En 2018, le Salon du Livre a la joie d’accueillir la Russie en « pays invité d’honneur ». Pour cette édition, ce festival littéraire à part entière recevra 38 auteurs russes ainsi que de nombreux grands noms de la littérature d’aujourd’hui. A découvrir, des auteurs reconnus à l’internationale, mais également des talents émergents et prometteurs.

Emmanuelle Jung

 

 

Marine Peyre, une âme pop et ludique

Marine Peyre, une âme pop et ludique

Collaborant avec différents éditeurs, Marine Peyre édite aussi ses propres collections. La designeuse  affirme,  à travers des collections décalées et expressives  une philosophie « aux limites interdisciplinaires de l’art, de l’espace et du design… »

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Marine Peyre

L’univers de Marine Peyre

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Fauteuils Noda au Mandarin Oriental, créations Marine Peyre.

Au premier regard, le mobilier Marine Peyre séduit par ses formes expressives et colorées. Près du sol, modules, indépendants, ou parties d’un ensemble, ils épousent l’espace au grès de nos envies. Marine Peyre a su affirmé sa vision en composant un univers ludique et pop avec des jeux de construction de l’usage de matériaux décalés. Son attitude décomplexée s’exprime dans l’ensemble de ses créations et franchit toutes les limites : mobilier, accessoires, scénographie…tout est pensé pour créer des systèmes de design ludiques et interactifs.

Marine Peyre,  des collections flexibles et modulables

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Collection BFlex, outdoor, création Marine Peyre.

On s’approprie immédiatement ces objets qui redessinent notre environnement. Modulables au gré de notre humeur, ils deviennent une part entière de la maison. Les collections s’invitent également au jardin et nous suivent au fil des saisons pour nous créer une panoplie de souvenirs à leurs côtés. « Certaines de mes créations ont été conçues dès le départ pour l’extérieur et l’intérieur, notamment Keops, Outchair, Outdeck. En effet, le constat est de dire qu’aujourd’hui un mobilier peut circuler à l’intérieur, à l’extérieur, et de fait véhiculer par son design une notion de confort propre à l’intérieur, mais avec des matériaux qui puissent résister aux conditions extérieurs. L’utilisation de remplissage intérieur spécifique permet aussi de pouvoir utiliser le mobilier en extérieur. Ces mêmes produits sont déclinables, dans la mesure où les coussinages sont indépendants des structures », précise la créatrice.

Ainsi BFlex est un ensemble d’assises modulable composé de différents éléments. Le système nous offre une multitude de possibilité de confort et s’adapte aux souhaits de chacun.

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Pour la marque allemande Movisi, Marine Peyre a imaginé GROW !, un système  léger et modulable qui comporte 95% d’air.

Marine Peyre , un zest de pop

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Collection Keops, Marine Peyre. 

Invitations aux trêves outdoor en solitaire ou en duo, le pouf XXL Keops réinterprète les codes esthétiques des années pop.

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Fauteuil Noda, création Marine Peyre.

Noda est un tube XXL, se nouant sur lui-même pour créer l’assise idéale pour chacun. « L’idée était de proposer un support d’assise à la fois structuré et informel, comme une sculpture sur laquelle on puisse s’asseoir », explique Marine Peyre.

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Flower, création  Marine Peyre
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Module E, Marine Peyre

L’univers des plus petits n’est pas laissé en reste par Marine Peyre. Cette créatrice aux aspirations ludiques se prête à merveille au monde des enfants avec une série de produits colorés qui soutiennent l’enfant dans le développement de sa motricité et sa confiance en soi.

Marine Peyre et Atema : une  collaboration récente entre 

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Locaux L’Oréal, collaboration Marine Peyre X Atema

Dans le cadre d’une collaboration avec Atema, Marine Peyre signe une nouvelle collection de parois acoustiques et ergonomiques. Concepteur de mobilier acoustique dédié aux espaces de travail, Atema s’est allié à la créatrice pour concevoir un système de cloisons modulable. Idéal pour les espaces ouverts, écran de séparation pour bureau, cloisonettes, box et plafonnier. L’idée était pour Marine Peyre de proposer des produits au design épuré, performant, dotés d’une simplicité d’utilisation. Cette collection innovante habille les espaces individuels, collectifs, les lieux de vie ou de repos, dans un confort visuel et sonore. Améliorer l’environnement de travail, voilà le créneau de la collaboration.

 

Marine Peyre : des solutions pour les open spaces

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PA01, Marine Peyre X Atema

PA01 est un paravent pourvu de cloisonettes emboitables avec un système d’encoches. Les panneaux peuvent se prolonger à l’infini et permettent de jouer avec l’espace tout en permettant une surface d’absorption acoustique très confortable.

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EP01, Marine Peyre X Atema

Les écrans de spération EP01 se montent tels des puzzles grâce à des principes d’assemblages et encoches. Modulables, ils se positionnent suivant les souhaits de chacun. Le tout dans un design graphique et ludique.

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PS01, Marine Peyre X Atema

Élements léger et suspendus, les plafonniers PS01 sont idéaux pour les open spaces en proposant une solution graphique et acoustique complémentaire.

Emmanuelle Jung

L’ art textile bouscule nos repères à Montrouge

L’ art textile bouscule nos repères à Montrouge

Jusqu’au 25 févier, « Miniartextil » investit le Beffroi de Montrouge. Comme chaque année depuis 14 ans, la ville de Montrouge et l’association italienne Arte&Arte s’associent pour offrir un condensé de créations d’art textile. Coups d’œil sur des installations flirtant avec les limites et les frontières.

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Expo Miniartextil Borderline Montrouge 6 ©Ville de Montrouge

Un art textile borderline pour cette 14e édition

S’évader grâce à des petites œuvres tissées de lin, de laine, de coton, de soie… Cette année encore le Beffroi de Montrouge accueille Miniartextil, et honore la jeune création contemporaine avec des œuvres d’art textile miniatures. Du tricot à la dentelle, les pratiques artisanales offrent une infinité de possibilités. L’art textile se veut fascinant de fragilité et de démesure. Jusqu’ au 25 février 2018, les installations nous invitent à bousculer nos repères à Montrouge .

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Prix Arte & Arte_Gertraud Enzinger_Both Sides Now ©Ville de Montrouge

C’est sur le thème borderline qu’ont planché des artistes du monde entier, afin de nous offrir une visite hors du temps. En flânant à travers les espaces, on explore toutes les possibilités et les limites de l’art textile. Lors de cette édition, 54 minitextiles, limités au format de 20 x 20 x 20 cm, sont disposés sur des minis plateaux en suspens, comme affluant de nulle part.

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Exposition Miniartextil ©Emmanuelle Jung

Nos coups de cœur

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Touch Me, Elke Hulse
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KLESZYNSKA MAGDALENA – CUP 4 ©Ville de Montrouge

Assembler des éléments de prime abord inconciliables pour produire un rendu fascinant, tel est le choix de Magdalena Klezynska, qui associe le crochet et la porcelaine. Dans la même optique, Elke Hulse allie la soie et le fil barbelé avec un message contradictoire « Touch me ». Son créneau ? Le danger au coin de l’apparente douceur.

 

 

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CAIROLI CLAUDIA-Mind games©Ville de Montrouge
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Prix Montrouge – Xavier Brisoux – Interstices – ©Ville de Montrouge
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« The other » Heidi Bendenknecht de Felice ©Emmanuelle Jung

D’autres miniatures réveillent nos tourments. C’est cette « inquiétante étrangeté », thème de la littérature romantique, qui surgit au milieu de notre quotidien rassurant. C’est ce que suscitent les « Mind games » de Claudia Cairoli. Borderline, ce sont aussi des objets que l’on ne peut identifier, mais qui se situent à la frontière de plusieurs univers, comme dans l’œuvre de coton et de résine de Xavier Brisoux, ou dans l’objet à la fois végétal et animal d’Heidi Bendenknecht de Felice.

Parallèlement, une dizaine d’installations grands formats épousent l’espace avec audace. Résolument borderline, ces installations monumentales sollicitent avant tout l’esprit d’ouverture du public.  En tant que visiteur, c’est une expérience à la fois esthétique et sensorielle que l’on vit.

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Forest of Number, Emmanuelle Moureaux ©Ville de Montrouge
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La Forêt de nombres, Emmanuelle Moureaux ©Emmanuelle Jung

La Forêt de nombre d’Emmanuelle Moureaux nous incite à nous y plonger complètement pour l’apprécier sous tous ses angles.

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« Un refuge pour un souvenir », Alexandra Kehayoglou ©Emmanuelle Jung
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Embrace, Brankica Zilovic Chauvain ©Emmanuelle Jung

Quand Alexandra Kehayoglou fait appel à la tapisserie pour réaliser un trompe l’œil, Brankica Zilovic Chauvain dévoile une puissance colorée paradoxale, rouge d’espoir d’amour mais aussi de sang versé. L’un comme l’autre nous obligent à réévaluer nos certitudes et notre vision du monde. Le thème borderline prend alors tout son sens, puisqu’il remet tout en question à travers cette exposition.

Miniartextil, une tradition d’ art textile née en Italie

Issue de Côme en Italie, l’exposition Miniartextil a été initiée  en 1991 par les collectionneurs italiens Nazzarena Bortolaso et Mimmo Totaropart, fondateurs de l’association Arte&Arte. Chaque année, ce rendez-vous part à la découverte de la fibre créative d’artistes sélectionnés dans le monde entier. Des créateurs forts différents, mais réunis par leur intérêt pour le textile.

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Exposition Miniartextil ©Emmanuelle Jung

54 œuvres ont été sélectionnées parmi 400 candidatures par le jury de Miniartextil. À chaque édition, les candidatures abondent en proposant une vue panoramique de la création internationale dans l’univers des mini-textiles. Cette année, les artistes, qui avaient pour ligne directive le borderline, ont su transgresser les règles à travers d’œuvres à la fois innovantes et audacieuses. Comme chaque année, la ville décerne le Prix Montrouge à son artiste coup de cœur. Son oeuvre, acquise par la ville de Montrouge rejoindra alors les collections municipales. Lors du vernissage du 6 février 2018, le jury a récompensé Xavier Brisoux pour sa création de coton et de résine.

Emmanuelle Jung

Miniartextil à Montrouge 14e édition « Borderline »

7 – 25 février 2018 au Beffroi de Montrouge

2 Place Emile Cresp

92120 Montrouge

Entrée libre

Lasvit s’invite à votre table !

Lasvit s’invite à votre table !

En arpentant les allées colossales du salon Maison & Objet, Design Home a succombé aux nouvelles lignes de  Lasvit. Pour la première fois, l’enseigne dévoile une collection complète d’art de la table au caractère contemporain et singulier. 

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Lasvit, Maison & Objet

Lasvit dévoile une gamme d’art de la table

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LASVIT, Otto, Yabu Pushelberg
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Lasvit, luminaire Droplets, Jan Plechàc & Henry Wielgus

Plébiscité pour leurs illustres luminaires réalisés sur mesure, la maison Lasvit cultive l’art du verre soufflé et repousse sans cesse les limites de l’élégance. Avec pour clients les hôtels les plus prestigieux du monde entier, la marque allie authenticité et idées innovantes pour des rendus à couper le souffle.

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LASVIT, Candy Collection by Campana Brothers
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LASVIT, Candy Collection by Campana Brothers mood

 

Lasvit : une nouvelle ligne art de la table

Le 19 janvier 2018, Lasvit a littéralement ébloui les visiteurs du salon Maison & Objet en dévoilant sa nouvelle ligne de verrerie inédite, destinée à embellir la table. Pour donner vie à ces nouvelles collections, le maître du verre soufflé a collaboré avec des designers de renom tels que Yabu Pushelberg, Kengo Kuma ou Jan Plechac et Henry Wielgus.

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LASVIT, Champagne Cooler by Jan Kaplicky
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LASVIT, Crystal Rock_Arik Levy

Grâce à la précision et à l’expertise de ses verriers, Lasvit parvient à donner forme à des objets d’exception. Les visiteurs du salon ont pu découvrir le talent de la marque et son savoir-faire né dans la région de Bohème (République Tchèque), reconnue pour ses verreries et le don de ses artisans.

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LASVIT, Frozen by Maxim Velcovsky
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LASVIT, Life of the Snowman, Maxim Velcovsky

« La vaste proposition d’œuvres dévoilées à Paris en janvier démontre tout notre engagement à devenir la maison de verrerie la plus inspirante du monde », confirme Aleš Stýblo, le vice président de Lasvit.

À propos de  Lasvit

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LASVIT, ZigZag, Lars Kemper and Peter Olah

Fondée en 2007 par Leon Jakimic, Lasvit porte un nouveau regard sur le verre de Bohème et l’intègre dans le nouveau millénaire. Basé en République Tchèque, ce fabricant avant-gardiste marque le monde de la verrerie d’inspirations audacieuses et créatives.

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LASVIT, Neogothic, Maxim Velcovsky

Sculptures personnalisées, éclairages design, art du verre, éléments architecturaux…cette société novatrice chérit l’artisanat de nos ancêtres et a su transformé à l’échelle mondiale, la conception de ce qu’est le verre tchèque. De l’élégance, du bonheur, une touche d’imagination et un petit quelque chose de Bohème pour ses clients.

 

Retrouvez Lasvit dans notre best of de Maison & Objet 

 

Emmanuelle Jung

On adopte une table à l’italienne

On adopte une table à l’italienne

Une table à l’italienne laisse place au culte de l’esthétique et du raffinement. Fonctionnel et stylisé, le mobilier n’en est pas moins chaleureux et accueillant. En clin d’œil à la journée de la cuisine italienne, zoom sur 5 enseignes de design italiennes qui reflètent à merveille cet art de vivre dans leurs créations.

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Kartell, collection Jellies Family

Kartel revisite les modèles classiques

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Kartell, collection Jellies Family

Avec la collection « Jellies Family » imaginée par la designer Patricia Urquiola il y a quelques années, Kartell fait honneur à l’élégance à l’italienne. La gamme comprend des assiettes, plateaux, verres, bols, et carafes composés de matière plastique colorée et transparente. Tel un jeu de lumière, les produits changent subtilement de reflets selon la luminosité. Discrète et délicate, la collection se prête aux tables originales ou plus classiques. Les superpositions des assiettes et les assortiments de couleurs créent un ensemble original mais feutré, à la fois créatif et sophistiqué. Kartell, collection Jellies Family

Lagostina allie ergonomie et design

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Lagostina GAMME PATRIMONIO SET LA PASTA

 

Amateurs de pâtes ? Ce set va vous ravir en toute occasion. Ses fonctionnalités permettent de à la fois de cuire, égoutter et maintenir vos pâtes au chaud. Aussi fonctionnel que design, cet ustensile illustre pleinement l’art de vivre à l’italienne, le bonheur de partager un moment à table. Lagostina, Set pasta

Alessi fait briller l’acier

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Alessi, Saladier Human Collection, 169 €

Issue de Human Collection, le saladier en acier inoxydable suit une courbe algébrique et s’ouvre de façon généreuse, tout en respectant l’intégrité et la fragilité des aliments. Ainsi, son volume permet de mélanger la salade avec attention. C’est le résultat d’un partenariat entre le designer Bruno Moretti et le chef étoilé Guy Savoy. Cette collaboration, née de leur passion commune pour une recherche d’harmonie de la présentation, établit une certaine continuité entre la cuisine et la salle à manger. Alessi, Saladier Human Collection, 169 €

Scavolini, des collections aux lignes contemporaines

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Scavolini, table Nomo

Parfaite pour un espace contemporain et métropolitain, la table Nomo devient vite le centre d’attention. Sa structure en métal pleine de légèreté apporte un effet sobre et raffiné à la cuisine. Réalisée par les designers King & Miranda, cette table  n’est pas uniquement un produit fonctionnel, mais s’immisce dans un cadre propice au partage et aux moments de convivialité. Scavolini, table Nomo, collection Scenery, prix sur demande.

Snaidero, l’éloge du minimaliste

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Snaidero, cuisine Way Materia

La collection Way Materia risque de séduire les adeptes des cuisines épurées et minimalistes. Incluant des îlots centraux, ce projet aux lignes nettes et rigoureuses allie pureté et esthétique. La recherche de continuité qui unit les éléments semble former un seul et même objet. Way est en effet une cuisine conçue selon un design sobre, sans superflu ni élément décoratif. Snaidero, cuisine Way Materia

Emmanuelle Jung

 

 

Expo design : quand l’Europe rencontre le Japon !

Expo design : quand l’Europe rencontre le Japon !

Du 17 janvier au 10 février 2018, l’Atelier Blancs Manteaux de Paris réunit l’artisanat japonais et le design européen dans l’exposition  « Innovation Par-delà l’espace et le temps ». Une collaboration artistique entre créateurs japonais et européens, visant à revaloriser l’artisanat nippon.

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Starrain

L’atelier Blanc Manteau impulse le design japonais

Dans le cadre de l’exposition « Innovation Par-delà l’espace et le temps », 22 artisans japonais et 18 designers européens, français pour la majorité, présentent une panoplie d’objets pour la maison et l’habillement. Art de la table, articles de cuisine, luminaires, meubles ou encore accessoires de mode…cette collaboration se décline aujourd’hui en un panel de créations, présentés à l’Atelier Blancs Manteaux.

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Isuke Lamp

 

Pour rehausser le secteur de l’artisanat japonais, des designers européens sont allés, à diverses reprises, à la rencontre des artisans au Japon, afin de les observer, de les questionner et de travailler à leurs côtés, tout en restant fidèle à leurs techniques de création et leur savoir-faire. Ainsi, jusqu’au 10 février 2018, de nombreux projets sont à découvrir dans cet atelier du Marais : Kyoto Contemporary avec des produits fonctionnels et contemporains pour la vie quotidienne, Densan-Japan Artisan Material Project présentant des objets artisanaux traditionnels japonais, Blue 2 @Tokushima, un label créer avec un designer allemand, et Neo Densan qui offre son soutien aux binômes d’artisans japonais et français pour la conception d’objets d’art.

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Kumagai Hanakessho

À propos de l’Atelier Blancs Manteaux

Établi en plein cœur du Marais, l’Atelier Blancs Manteaux (ABM) est un nouvel espace parisien où l’on peut découvrir d’authentiques objets japonais alliant savoir-faire et qualité. Cet atelier nous livre un nouveau concept de mode de vie et d’initiation à l’art nippon. Tout au long de l’année, diverses expositions présentent des objets artisanaux, traditionnels et innovants, dont les visiteurs peuvent faire l’acquisition. Artistes, designers, artisans, photographes et peintres y présentent leurs collections. Sobriété, originalité et ergonomie sont au rendez-vous.

Atelier Blanc Manteau

38 rue des Blancs Manteaux

75004 Paris

Mardi au vendredi de 12h à 19h, samedi de 11h 30 à 19h 30

Emmanuelle Jung

Rétro 2017 :  Scenematic deTai Ping à la Paris Design Week

Rétro 2017 : Scenematic deTai Ping à la Paris Design Week

Tai Ping présente Scenematic, un hommage à la ville

Tissés sur mesure, les tapis de Tai Ping séduisent grâce à un mélange de motifs traditionnels et de dessins contemporains. Cette année, lors de la Paris Design Week, cette marque d’exception a présenté Scenematic, une collection d’André Fu qui évoque une promenade à travers la ville.
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Scenematic s’immisce dans le paysage urbain

La collection Scenematic sublime le paysage urbain avec treize tapis pensés comme une flânerie au cœur des rues. Imaginés par l’architecte hongkongais, André Fu, ils évoque une immersion dans la topographie, les lumières et réflexions de grandes villes comme Paris, Londres, Tokyo ou Hong-Kong. A travers cette collection, André Fu immortalise chaque moment de la journée, de l’aube au crépuscule, en passant par le coucher du soleil.
Scenematic associe soie, laine, lin, mohair et cachemire, une richesse qui permet une collection de tapis très variés, qui se distingue par leur texture aux reliefs particuliers. Ces pièces uniques disposent d’un éventail de couleurs combinant des variations pastels et douces, à des tons plus sombres et intenses. De véritables créations qui nous promènent à travers la mémoire émotionnelle d’une ville.

Scenematic, une collection créée par André Fu

Nommé designer de l’année lors de l’édition 2016 du salon Maison & Objet, André Fu collabore avec des géants de l’hôtellerie et du luxe tels que Louis Vuitton et la Galerie Perrotin. Son style? Une alliance entre design et artisanat. Fondateur de sa propre marque depuis 2016, on ne s’étonne pas de découvrir son empreinte au sein des collections de la marque Tai Ping, maison internationale de tapis noués et tuftés main, que l’on retrouve dans les résidences, hôtels, boutiques et yachts parmi les plus prestigieux du monde.
 

Emmanuelle Jung

Rétro 2017 : Zoom sur les jeunes talents

Rétro 2017 : Zoom sur les jeunes talents

Jeune talent : Zoom sur Alexandre Echasseriau

Fraîchement diplômé de l’ENSCI-Les-Ateliers et de l’Ecole Boulle, Alexandre Echasseriau expérimente une technologie à la fois sophistiquée et artisanale dans ses travaux. Il est présenté parmi les Talents à suivre de Maison et Objet.

ALEXANDRE ECHASSERIAU, PORTRAIT BY LOUIS CANADAS
ALEXANDRE ECHASSERIAU, PORTRAIT BY LOUIS CANADAS

 

Une fois sorti de l’école, le jeune designer travaille rapidement en collaboration avec le CEA (Commissariat à l’Energie Atomique) puis avec le CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique). Dans l’objectif d’insuffler une dimension contemporaine à des matériaux nobles et aux savoirs-faire artisanaux, il sera récompensé en 2014 dans la catégorie design par le jury Audi talents Awards. En mai dernier c’est dans l’ancienne église de Saint martin-Des-Champs du musée des Arts et Métiers à Paris qu’il présente « Tryptic », une exposition synthétisant son travail par trois prototypes. Ces derniers aux formes simples et minimalistes renferment un travail technologique et artisanal quasi invisible laissant toute sa place à la matière. Le premier prototype a été conçu grâce aux savoir-faire d’un chapelier rencontré durant le Tour de France du designer à Caussade dans le Tarn-et-Garonne. Il s’agit d’un casque à vélo en laine de mouton où les propriétés mécaniques de cette matière naturelle sont optimisées au maximum grâce à l’expertise d’un biochimiste pour la conception et la réalisation. Le second prototype fait quant à lui appelle aux compétences d’un tatoueur et d’une machine d’impression 3D détournée. Le designer imagine alors un clavier fonctionnant avec de l’encre conductrice et en Buetooth sur la pochette d’un IPad. Le Marble Sound System cloture cette exposition en faisant appelle aux connaissances d’un acousticien, d’un marbrier et d’un chercheur en optique afin de modeler une enceinte en marbre.

ALEXANDRE ECHASSERIAU, AKADAMA © 1_DROIT_RESERVE
ALEXANDRE ECHASSERIAU, AKADAMA ©DR « Dans le cadre de l’exposition « Organoïde » à l’initiative de l’institut Pasteur et de l’artiste Fabrice Hyber, je m’immerge dans le quotidien des chercheurs du laboratoire d’Immunité et Virologie. Intrigué par la prolifération de leurs effets personnels, je propose un « bonzaï de champignons » destiné à s’intégrer dans les bureaux des chercheurs. Inspiré des boites de pétries, ce dispositif, en fonte d’aluminium et Corian et verre, concentre les conditions idéales de lumière, de température et d’humidité pour permettre à un bloc d’agar-agar moulé de développer ses bactéries. La chauffe et la lumière sont assurées par une LED haute puissance dissimulée. Le spectacle des formes et des couleurs peut durer plusieurs semaines ! »

Alexandre Echasseriau, un designer entre tradition et modernité.

De part sa proximité avec l’univers de la science, Alexandre Echasseriau s’intéresse aussi à la vulgarisation de la recherche scientifique pour quelle soit comprise du grand public. Il s’inspirera du « Cirque » d’Alexander Calder en empruntant ses petits automates animés pour illustrer des phénomènes scientifiques, comme la supraconductivité ou la résistance des matériaux. Grâce à ses rencontres avec des artisans français tels qu’un batteur d’armure, un chimiste, des forgerons ou encore un chapelier… Alexandre Echasseriau perpétue les savoirs-faire artisanaux tout en apportant de la modernité dans des créations mêlant design, science, technologie et artisanat.

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ALEXANDRE ECHASSERIAU, enceinte Bak : Cette enceinte puise ses qualités acoustiques dans la caisse de résonance fraisée numériquement par le marbrier Jeremy Codron. Le système sonore est accordé grâce aux compétences d’ingénieurs acousticiens spécialisés dans la conception globale de système Audio innovant. Les parties techniques de cette enceinte regardent un déflecteur dichroïque convexe qui diffuse les fréquences aiguës. 2 tailles et 3 traitements de surface colorés sont disponibles. La couleur est obtenue grâce à un dépôt de métal en couche mince par l’institut Fresnel de Marseille. L’objet, sculptural au premier abord, révèle une grande puissance, une qualité acoustique surprenante et permet une adaptation IN-SITU selon les contraintes phoniques du client.

D’après une interview de Anne Swynghedauw pour le magazine Design Home